Vingt-et-un soldats burundais ont été transférés de la prison de Murembwe vers une destination inconnue le 22 octobre 2026. Ces militaires étaient détenus dans cet établissement depuis environ deux mois pour des accusations de désertion et d'abandon de poste. Les soldats avaient refusé de rejoindre le front dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Détails sur la détention
Un seul soldat du groupe initial de vingt-et-un demeure incarcéré à la prison de Murembwe. Ce militaire fait face à des poursuites judiciaires distinctes de celles de ses anciens compagnons d'infortune. Les autorités pénitentiaires lui reprochent le vol qualifié d'un matelas au sein de l'établissement. Il reste donc le seul membre de l'unité à ne pas avoir été transféré vers une destination inconnue ce 22 octobre 2026. La procédure à son encontre se poursuit localement à Murembwe alors que le sort des vingt autres soldats, initialement détenus pour désertion et refus de déploiement en République démocratique du Congo, demeure incertain.
Contexte des refus militaires
L’institution militaire burundaise a maintenu une présence soutenue sur le territoire voisin durant une période prolongée. Entre le mois d’août 2022 et le mois de décembre 2025, le Burundi a déployé plus de 29 000 soldats dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette mobilisation massive s’inscrit dans le cadre des engagements sécuritaires de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB).
Parallèlement à ces opérations sur le terrain, la hiérarchie militaire a fait face à des cas d’insubordination au sein de ses rangs. Depuis la fin du mois de décembre 2024, 272 soldats ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant de quatre ans à la perpétuité pour avoir refusé de combattre dans l’est de la RDC. Ces condamnations judiciaires marquent une répression stricte des refus de déploiement observés parmi les troupes censées être envoyées sur le théâtre des opérations congolais.
La gestion interne de ces effectifs et le contrôle des informations sensibles préoccupent également l’état-major. Le 29 septembre 2026, le porte-parole de la FDNB, le brigadier général Gaspard Baratuza, a reconnu la détention de deux officiers burundais. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir divulgué des informations confidentielles, une infraction jugée sévèrement par les autorités militaires alors que les tensions persistent autour des déploiements extérieurs.