L'église Israël Church Burundi/Africa Miracles lance quarante jours de prière

13e édition du rassemblement
Photo: Jean Marie Ndayisenga via Lerenouveau

L'église Israël Church Burundi/Africa Miracles organise la 13e édition de son rassemblement de prière et de jeûne à Bujumbura. Cet événement se déroule du 17 octobre au 29 novembre 2026. Cette période de quarante jours constitue une séquence spirituelle annuelle pour l'organisation religieuse. Les fidèles sont réunis dans la capitale burundaise pour cette série de dévotions. Israël Church Burundi/Africa Miracles maintient ainsi sa tradition de rassemblement dans le pays. Cette manifestation, qui s'inscrit dans le calendrier cultuel de l'organisation, attire des centaines de croyants venus participer à ces journées de recueillement collectif. La mobilisation des membres de cette église reflète l'importance accordée à ces exercices spirituels qui rythment la vie de la communauté religieuse sur une base annuelle, consolidant ainsi les liens entre les fidèles au sein de l'espace urbain de Bujumbura.

Une cérémonie officielle marquante

L'Ombudsman du Burundi, Aimé Laurentine Kanyana, a représenté le gouvernement burundais lors de la cérémonie d'ouverture des quarante jours de prière organisés par l'église Israël Church Burundi/Africa Miracles. Sa présence a marqué l'engagement officiel des autorités nationales envers cette séquence spirituelle. Lors de son intervention, Aimé Laurentine Kanyana a déclaré : « Cette prière vient directement appuyer la vision nationale de développement 2040-2060 ».

Martin Nivyabandi a également pris part à cet événement en tant que représentant du secrétaire général du parti CNDD-FDD. Sa participation note l'implication des instances politiques dans le cadre de ce rassemblement religieux. La cérémonie a mis en avant le thème central de cette édition : « Car la prière est la clé de la bénédiction des nations, et la crainte de Dieu, l’amour de la patrie et le travail avec engagement, c’est ce qui changera l’histoire de notre Afrique ».

Les responsables de l'organisation religieuse ont établi un lien formel entre cette initiative de prière et la vision nationale de développement 2040-2060. Ce programme de développement, porté par les autorités, est ainsi associé aux démarches spirituelles des fidèles réunis à Bujumbura. Cette articulation entre les objectifs de développement à long terme et la pratique religieuse témoigne d'une volonté de convergence entre les aspirations de la nation et les activités de l'église. En associant la vision nationale de développement 2040-2060 aux prières, les organisateurs cherchent à inscrire leur démarche dans le cadre des priorités stratégiques du pays, en soulignant l'importance de l'engagement spirituel dans la conduite des affaires nationales.

Le gouvernement burundais a rappelé, lors de cette cérémonie, avoir placé Dieu au premier plan dans sa Constitution. Cette disposition constitutionnelle constitue, selon les intervenants, le socle de la collaboration entre l'État et les mouvements religieux dans le pays. La prière est présentée par les autorités et les organisateurs comme un levier contribuant aux objectifs de transformation sociale et économique fixés pour les prochaines décennies. Le cadre constitutionnel, qui mentionne explicitement la place de Dieu, est régulièrement cité lors de tels rassemblements pour justifier l'interaction étroite entre les autorités publiques et les institutions religieuses. Ce socle juridique permet, selon les acteurs présents, de renforcer la cohésion nationale tout en favorisant un climat propice à la réalisation des ambitions de développement fixées par l'État pour le futur.