Cyberattaque contre la Banque de la République du Burundi

Gabriel Rufyiri, président de l'organisation OLUCOME, a rapporté le détournement de 2,4 millions d'euros des comptes de la BRB. Cette cyberattaque contre l'institution bancaire centrale du Burundi a entraîné une perte financière substantielle pour l'organisme.

Selon les estimations basées sur le taux du marché noir, les fonds dérobés représentent une somme supérieure à 14,4 milliards de francs burundais. Gabriel Rufyiri a communiqué ces informations après avoir identifié le transfert illicite de ces devises depuis les infrastructures numériques de la BRB. L'ampleur du préjudice financier note l'impact de cet incident de cybersécurité sur les ressources de la banque.

Le mode opératoire des pirates

La Banque de la République du Burundi (BRB) a détaillé les mécanismes techniques utilisés lors de cette intrusion informatique. Le communiqué de l'institution précise : "Des criminels informatiques ont accédé à un compte d’une banque polonaise partenaire de la BRB, en simulant le paiement d’une facture liée à une commande d’équipements de la Regideso". Cette manœuvre a permis aux auteurs de l'attaque de détourner des fonds en se faisant passer pour la société publique burundaise.

Le circuit financier mis en place par les pirates a ensuite permis de déplacer les sommes dérobées à travers plusieurs juridictions internationales. Les fonds ont transité par la Pologne, la Chine et Hong Kong avant d'être éparpillés. Cette architecture complexe visait à masquer la destination finale des capitaux détournés depuis les systèmes de la banque centrale. Les autorités suivent désormais la trace de ces virements internationaux afin d'identifier les bénéficiaires finaux de l'opération.

Une série d'attaques persistantes

Des cyberattaques visant la Banque de la République du Burundi (BRB) sont recensées depuis 2024. Ces intrusions répétées contre l'institution financière centrale du Burundi marquent une période prolongée de vulnérabilité numérique pour les infrastructures bancaires du pays. Les autorités et les organismes de surveillance suivent l'évolution de ces menaces informatiques depuis le début de cette série d'actions malveillantes.

Le secteur public burundais a subi d'autres incidents cybernétiques durant cette même période. La Burundi Post office a également été ciblée par des pirates informatiques. Cette attaque contre l'organisme postal s'inscrit dans un contexte où plusieurs institutions nationales font face à des tentatives d'intrusion visant leurs systèmes de gestion. Les responsables de la sécurité informatique examinent désormais les liens potentiels entre ces différentes offensives numériques observées contre les entités étatiques burundaises.