Arrestation du général Romuald Ndababishije à Bujumbura

Burundi : le SNR arrête le numéro deux des migrations, le général Romuald Ndababishije
Photo: DR/SOS Médias Burundi via Sosmediasburundi

Le général de brigade Romuald Ndababishije a été arrêté à Bujumbura durant le week-end du 17 au 18 octobre 2026. Cette opération d'envergure, menée par le Service national de renseignement (SNR), a suscité de nombreuses interrogations au sein de la capitale burundaise. Les autorités n'ont pas communiqué les motifs officiels de cette interpellation, laissant planer une incertitude sur les circonstances précises de l'événement. Une personne proche du général a déclaré : « Jusqu’à présent, nous ignorons les raisons de son arrestation. D’ailleurs, peu de gens veulent en parler ». Cette arrestation survient dans un climat de silence observé par l'entourage du haut gradé, alors qu'aucune information supplémentaire n'a été transmise par les services compétents sur le sort réservé au général de brigade Romuald Ndababishije. Les détails concernant son lieu de détention ou d'éventuelles charges retenues contre lui demeurent inconnus à ce jour.

Retour de mission et arrestations

Romuald Ndababishije était rentré d’une mission en Ethiopia le vendredi 16 octobre 2026. L’interpellation du général de brigade est survenue peu après ce retour à Bujumbura, marquant une rupture soudaine dans le cadre de ses fonctions officielles. Le Service national de renseignement (SNR) a procédé à cette opération, confirmant ainsi le rôle central de cette institution dans la gestion de ce dossier.

Les membres de l’équipe accompagnant le général lors de ses fonctions ont également été arrêtés. Cette vague d'interpellations semble viser l'ensemble de la structure entourant le général de brigade Romuald Ndababishije. Trois personnes ayant tenté de joindre ces collaborateurs ont rapporté des difficultés à établir un contact : « Ils ne répondent pas au téléphone quand on appelle sur leurs téléphones portables ». L’accès à ces individus demeure restreint, privant leurs proches de toute information sur leur situation actuelle. La disparition soudaine de ces collaborateurs du champ de communication habituel renforce le sentiment d'opacité entourant cette procédure conduite par le Service national de renseignement (SNR).

Certaines sources non vérifiées suggèrent un lien entre l’arrestation du général Romuald Ndababishije et une affaire financière. Cette hypothèse porte sur des sommes d’argent qui auraient été exigées en échange de la délivrance de passeports destinés à des employés de la présidence du Burundi. Dans ce cadre, les allégations circulant évoquent des transactions irrégulières liées à des documents administratifs officiels. Aucune confirmation officielle n'a toutefois été apportée par les institutions concernées concernant la véracité de ce motif. Le Service national de renseignement (SNR) n'a diffusé aucune précision sur ces allégations ou sur les suites judiciaires potentielles. L'absence de communication formelle de la part du Service national de renseignement (SNR) maintient un flou total sur les raisons réelles ayant conduit à l'arrestation du général de brigade Romuald Ndababishije et des membres de son équipe, alors que les interrogations se multiplient sur les conséquences de cette affaire au sein de l'administration.